Ernest et Célestine, livres pour enfants… Mais pas que!

Brève introduction…

Je suis né au tout début des années 80.
Et comme pour la plupart de ceux de ma génération qui ont grandi à cette époque:
ce fut la meilleure période de notre vie.

L’enfance insouciante. La petite vie pépère.
Protégé dans notre petit monde en coton qui ne connaît pas la crise ni la mondialisation.

Une vie simple, lente, où les gens prenaient le temps de se rencontrer, de dialoguer sans filtre.
Les familles étaient plus unies. On se rencontrait très souvent.

C’est aussi la période de toutes les découvertes les plus dingues.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais chaque semaine il y avait un truc nouveau.

Walkman, cassettes vidéos, génération Atari, les sons de musique qui partaient dans tous les sens. Retour vers le Futur… Les parties interminables de Donjons et Dragons…
Un véritable festival!

C’est aussi l’époque où l’on passait les week-ends et vacances chez les grands-parents à la campagne. L’air pur, le jardin et ses multiples fruits et légumes (le bio s’était normal en ce temps là). À cette époque à 8ans, tu pouvais encore prendre ton petit vélo et avaler seul les kilomètres, en roulant comme un dératé sur les petites routes…

La nostalgie du petit déjeuner préparé par mamie dans sa cuisine. Le chocolat chaud chauffé lentement à la casserole qui lui donnait un goût si particulier; dont on a beau essayé de reproduire… impossible!
Les confitures maisons en bocaux, qui ont attendu sagement le moment pour être dévorées. Le gâteau au riz (complètement disparu aujourd’hui)
On avait le temps… Personne n’était pressé.

Une vie bien moins dans l’opulence qu’en 2018. Avec bien moins de gadgets inutiles omniprésents partout autour de nous. Surtout pour les plus anciens qui avaient connu la 2nde guerre.

Ces petits écrans de M**** n’existaient pas encore.
On n’y était pas scotché dessus toute la journée comme des malades mentaux.
Les gens avaient le plaisir des petites choses, des petits rien, qui faisaient clairement TOUT.

En perdant ça, ces petits rien qui paraîtraient aux yeux d’un jeune de notre époque actuelle, comme d’un banal, voir d’un ridicule abyssal… On a tout perdu.
Et une part de notre humanité avec.

Nostalgie

Il y a un an, avec ma fille de 5ans qui grandie, j’étais en train de chercher des livres pour enfants de son âge. Et je suis retombé par hasard(ou pas) sur une collection que j’avais complètement oublié avec le temps.

« ERNEST et CELESTINE » de Gabrielle Vincent

Et là, ça m’a fait un flashback. Je me suis souvenu des aquarelles. Il n’était pas si rare de trouver des exemplaires originaux à l’époque dans les bibliothèques du Nord de la France (où j’ai grandi).

Gabrielle Vincent, c’est l’histoire d’une artiste. Belge. Bruxelloise. Qui à la cinquantaine passée, s’est lancée dans la création de livres pour enfants d’une rare qualité. Sous forme de peinture en aquarelle, avec de petits textes. Et peu avant ma naissance, elle donna vit à cette superbe collection d’Ernest et Célestine.

Le titre de cette collection porte les prénoms des deux personnages principaux.
Ernest, un gros ours ronchon mais tendre. Et Célestine une petite souris pleine de vie.

Pour l’histoire, Ernest le musicien marginal et solitaire a recueilli Célestine qui était orpheline.
Ils vont se soutenir, se réconforter et devenir les meilleurs amis.
Leur histoire relate leurs soucis au quotidien (la pauvreté, la maladie, la honte, la perte de quelqu’un etc.).

Je ne sais pas pourquoi, mais quand je me plonge dans ces ouvrages, et bien je retrouve une part de cette nostalgie de l’époque révolue dont je parlais plus haut.

L’ancienne et la nouvelle collection

La collection originelle se compose de 26 ouvrages publiés de 1981 à 2000.

En 2012, un film produit par Didier Brunnera a vu le jour.
Il en découlera en 2016, une série de 26 épisodes de 13 minutes.

Suite à cela, Casterman a choisi de publier une nouvelle collection de livres Ernest et Célestine. Les albums de la série animée.

Pour ma part, j’aime bien les deux versions.
Même si la touche Gabrielle Vincent avec ses aquarelles magnifiques est inégalable.
Les récents livres pour enfants, sont différents mais l’esprit reste le même.

La Fondation Monique Martin(Gabrielle Vincent) préserve l’ensemble des oeuvres de l’artiste afin de mieux la faire connaître au public à travers: l’illustration et la peinture

http://www.fondation-monique-martin.be/

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