(1) Capitalisme – Aux origines du mal

Le capitalisme n’est pas mon ami.
C’est mon ennemi.
Il est redoutable, fourbe, narcissique, orgueilleux et sans pitié.

Il séduit partout où il passe.
Il s’installe confortablement dans tous les recoins.
Tout le monde l’aime au début.
Il fait sortir les gens de la pauvreté par millions, dit-on.

Jusqu’à ce qu’il soit omniprésent. Il se rend indispensable.
Si bien que tout le monde pense avoir absolument besoin de lui.
Il change les individus, toute la société, la pensée collective.

Il est au-dessus des Etats. Il contrôle les Etats.
C’est un marionnettiste. C’est LE marionnettiste.
On peut manipuler n’importe quel pantin, quand on sait tirer sur les bonnes ficelles.

Il ferme les yeux des gens, bouche leurs oreilles, et les placent dans une douce insouciance léthargique.

Dixit, cette puissante citation, de Gunther Anders, que j’aime énormément :

« En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est: un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »

Le capitalisme, une fois bien installé… bien assimilé… va lentement aspirer les individus sous son emprise.
Il va lentement et méthodiquement enchainer l’homme. Le rendre esclave.
Non pas avec des chaînes physiques, mais plus subtillement, avec des chaines mentales.

Le conditionnement se fait dès l’enfance.
Le système scolaire étant élitiste et ultra-concurrentiel.
Il conditionne le futur citoyen à ce qui l’attend par la suite.
Il faut être le meilleur, au dessus du lot. Avoir toujours une longueur d’avance sur l’autre. Car seul l’individu compte, et non le groupe.

Des filtres successifs éliminent ou classent les individus selon s’ils sont pas, peu, utiles ou indispensables au système.
Il crée des castes. Et chaque caste se regarde en chien de faïence.
Qu’on le veuille ou non, c’est une réalité.
Chaque caste regarde au dessus de la sienne et méprise(trop souvent) celle d’en dessous.
Les pauvres, la classe populaire, la classe moyenne, la classe confort, la classe haute, les nantis.

Le capitalisme sème la graine de la division chez les individus, jusqu’à bonne maturation. Il lui est alors très facile de nous manipuler.
Car la concurrence, souvent déloyale, crée de la rancœur, de la colère…

Parallèlement, le capitalisme vend à la masse que le bonheur n’est accessible que par la consommation, le matérialisme, l’accumulation et l’ostentation.
Le niveau social doit se refléter dans les biens que l’on possède !
Alors, les individus achètent, jettent, rachètent…
Il faut posséder, toujours plus, toujours mieux, toujours nouveau;
pour montrer aux autres que l’on existe.
Que l’on a une valeur dans la société. Une place dans le système.
Tout ceci n’est que vanité !

citation-huxley

Gare à celui qui ne suivra pas le modèle établi. Il sera banni socialement.
Il sera rendu transparent et inexistant aux yeux des autres.
Il faut consommer, pour produire et enrichir ceux qui dirigent et possèdent le capital.

Trop souvent, les gens d’en bas blâment les gens d’en haut, d’avoir su profiter(honnêtement et/ou malhonnêtement) du capitalisme.
Et ceux d’en haut, blâment ceux d’en bas d’être responsable de tous les autres maux de la Terre.
La réalité, c’est que les deux sont entièrement responsables.
Tout ceux qui se sont engouffrés dans l’adoration de l’idole «capitalisme» sans sourciller. Sans aucun discernement !

Les individus se sont rendus esclaves eux-mêmes des usuriers: les banquiers.
En contractant des crédits usuriers, ils n’ont fait qu’aider, enrichir et consolider le système. En engraissant la bête.
Pour un logement, un véhicule, des études, des biens matériels, pour monter un entreprise etc.
Ainsi, pendant 20 ou 30ans, les individus vont vivre dans l’angoisse.
La peur de perdre leur travail, et de ne plus pouvoir rembourser leurs dettes.
Ce qui les poussera à accepter tous les compromis de leurs employeurs.
À être corvéable et flexible à merci. Avec le sourire et la bonne humeur.
Aucune revendication, soumission consentante.

Ils soutiendront le système politique et leurs partis soumis dans LEUR TOTALITÉ au capitalisme. Espérant naïvement l’avènement de l’homme(ou femme) providentiel(le) qui pourrait changer leur condition d’esclave.
Mais tout ceci n’est que faux semblant.
Le système s’auto protège.

La politique n’est pas faite pour les peuples, mais uniquement pour maintenir le capitalisme bien en place, et renforcer sa domination.
Un parfait écran de fumée qui fait perdre, temps, énergie, vie à tout ceux qui croient en lui.

Les banques désormais toutes puissances par les gains usuriers, journalièrement accumulés ; sont plus puissantes que les Etats.
Elles font la pluie et le beau temps sur Terre.
Ou plutôt alternent guerre et paix, pour étendre leur emprise.
Un impérialisme mondial sans nom.

Sans compter le pillage des ressources naturelles terrestre.
Et la pollution énorme liée au mode de vie capitaliste.

Le capitalisme c’est aussi son mythe de la dette par Etat qui appauvri les plus faibles.
Créant spéculation, guerre, famine, désolation.
L’Afrique est contrainte de rembourser.
Les pays riches eux ne rembourseront jamais!
Les USA ont 20.000 milliards de $ de dette.
L’Europe a 14.000 milliards de $ de dette.
Dans le monde c’est ~ 200.000 MILLIARDS DE $ de dette!
Une mascarade planétaire. Et une épée de Damoclès fictive.
Pour assujettir toujours plus les peuples qui croient en ce mythe rédempteur.

Noam_Chomsky

Petit historique

  • Le capitalisme trouve son origine sous la forme d’un capitalisme «marchand» :
    Ce système économique et social naissant est dominé par les usuriers(les banques, préteurs sur gage etc.) puis par les propriétaires d’argent(les plus riches parmi le peuple) qui s’organisent entre eux, de mieux en mieux.
    ⇒ C’est la naissance de la bête.
  • Mutation du capitalisme en version «commercial» :
    ⇒ Le capitalisme pénètre toutes les chaînes de production.
    ⇒ Accumulation des richesses matérielles.
    ⇒ Production de masse.
  • Le capitalisme s’empare ensuite des idées, des connaissances :
    ⇒ Transformation du monde à son image.
    ⇒ Pensée, étude, raisonnement capitaliste.
  • Essor du capitalisme moderne au monde :
    ⇒ Propriété privée des moyens de production et d’échange.
    ⇒ La recherche à toujours plus de profit.
  • L’esprit du capitalisme se renforce :
    ⇒ Exaltation des puissants et de la dynamique active de l’homme.
    ⇒ Haine de la pauvreté et mépris des plus pauvres.
    ⇒ Le pauvre n’est utile qu’à la production, non comme individu.

Flexibilité du capitalisme

Le virus se propage de par le monde et s’adapte, mute parfaitement.
[Ref. «Skynet» prend le control total !]

Ou pour les fans de StarWars. Le capitalisme c’est un peu «La République» impérialiste dirigée par les états les plus riches (USA, Chine, Europe en tête) qui veulent imposer au monde leur domination et contrôle total. Surtout envers les plus faibles, ceux qui résistent à leur petite échelle d’une façon ou d’une autre au nouvel ordre mondial.

La plupart des pays dans le monde sont devenus capitalistes. Surtout les plus riches.
La question serait plutôt, quelles sont les pays qui ne sont pas capitalistes: l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, certains pays d’Afrique noire.

Les autres pays sont soit capitalistes, soit docilement alignés sur le capitalisme, soit en ruine à cause des guerres des pays capitalistes, les plus puissants.

Donc pour revenir au sujet, des mutations se sont faites ces 70 dernières années :

  • Un capitalisme industriel (libéral ou de libre échange) :
    ⇒ C’est un capitalisme dit «privé».
    ⇒ Toute la production est basée sur la libre concurrence des entreprises.
  • Un capitalisme financier :
    ⇒ Une forte concentration d’entreprises, où quelques firmes dominantes cessent toute concurrence et forment des trusts ou monopoles.
  • Un capitalisme monopoliste d’État :
    ⇒ capitalisme dit «public».
    ⇒ L’état contrôle une part essentielle, voire totale, du capital, de l’industrie, des entreprises
    (La Chine actuelle, l’Algérie, Cuba)

Les 2 modèles dominants en 2018

Il y a deux modèles qui sont dominants à notre époque :

  • Le capitalisme anglo-saxon :
    (USA, GB, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande)
    ⇒ C’est la réussite purement individuelle.
    ⇒ Marché libre, libre entreprise.
    ⇒ C’est le profit financier à court terme.
    ⇒ Moindre réglementation des marchés financiers.
    ⇒ Les actionnaires sont tout puissants. Ils ont une forte influence sur les multinationales, les fonds d’investissement et les fonds de pension pour les retraités du secteur privé.
    ⇒ Droit du travail très souple.
  • Le capitalisme rhénan :
    (Allemagne, Japon, Suisse, Pays-Bas, Scandinavie)
    ⇒ Economie sociale de marché.
    ⇒ Valorise la réussite collective, le consensus et le souci du long terme.
    ⇒ Politique de stabilité monétaire.
    ⇒ Les banques sont toutes puissantes (détentrices de près de la moitié des actions des sociétés cotées, et très influentes sur les autres entreprises).

Et nous, dans tout ça ?

Le capitalisme en Europe tend de plus en plus à être en parfaite adéquation avec les doctrines du libéralisme, économique et politique.

La France y est entrée, malheureusement, à marche forcée!

En découle une attaque des libertés individuelles et collectives, un mépris profond pour le petit peuple. Les droits humains deviennent secondaire.

La surveillance de masse est devenu normale, banale, acceptée sans résistance par la plupart des citoyens.

Le code du travail est cassé au profit des actionnaires et du patronat.
Au détriment de l’employé (à l’anglo-saxonne).

Le système de retraite, va diminuer drastiquement les pensions des futurs retraités qui ont 30/40ans aujourd’hui. Et les faire travailler plus longtemps, pour ainsi diminuer fortement la durée entre la fin d’activité et leur mort.

Un renforcement du contrôle, qui suit une diminution progressive des aides sociales, pour accoucher à plus ou moins long terme, à une suppression totale des revenus sociaux. L’Etat se désengagera du problème social.

Le peuple en étau ne se révoltera PAS. À peine un sursaut de réaction.
Car docilement conditionné par le capitalisme qui a insufflé dans son cœur la peur de perdre tout confort matériel éphémère. Chacun défendant les miettes que le système lui a procuré, par peur de sombrer dans le dénuement. Et être déclasser socialement.

Mesdames et Messieurs, l’avènement d’un monde nouveau a débuté !
Celui d’Aldous Huxley dans « le meilleur des mondes » ou de ce bon vieux George Orwell dans « 1984 ». Seul l’avenir nous le dira ?

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